Je viens tout juste de terminer mon nouveau site!!!
Comme je n'ai pas eu le temps de faire la page Livre d'Or, je me suis dis que vous pourriez me laisser un message ici, pour l'instant!
À bientôt....n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil sur mes récits de salon...
On se voit aux Francofolies? 27 juillet à 16h00 et 19h00.
vendredi 20 juillet 2007
mardi 19 juin 2007
Samedi le 2 juin, chez les Boucher
C’est la grande tournée…nous partons pour Québec ! Plus précisément, pour n’offusqué personne, nous allons à St-Gabriel de Val Cartier. Ce devait-être le dernier spectacle mais finalement, la soirée d’hier a été remise. Encore une fois, la voiture déborde de tout bord et de tout côté…et la bonne humeur règne ! Il fait beau et c’est le temps idéal pour la route. Encore une fois, la chance est avec nous !J’ai vraiment hâte à cette soirée. Madame Boucher avait joint à sa lettre d’inscription deux beaux vidéos de ses filles chantant l’une de mes chansons, Dénouer le nous. Ensuite, c’est une amie de ma sœur et cette sœur en question sera présente au spectacle de ce soir. J’avais rencontré madame Boucher à Québec lors d’un des mes spectacles à l’automne 2005. Et finalement, Johanne Boucher, graphiste de profession, a fait une invitation visuelle très charmante pour inviter ses amis au spectacle. C’est par le biais de ma sœur que j’en ai pris connaissance.
La route se déroule à merveille, aucun pépin. Il est 5h00 et nous arrivons à Ste-Foy. Nous décidons de manger dans une grande chaîne de restaurant dont je tairai le nom pour ne pas faire de publicité. Au comptoir, j’y ai croisé ma nièce par hasard et elle s’est jointe à nous pour le souper.
Nous arrivons chez les Boucher. Accrochés à une boîte aux lettres au bord du chemin, des ballons flottent au vent indiquant que c’est bien là qu’il y a une fête…ou un spectacle! Nous entrons dans une grande allée qui même à un magnifique domaine. Oui, il s’agit bien d’un domaine, ancestral en plus! Trois bâtiments : un énorme garage, une magnifique maison et une piscine intérieure en annexe. Impressionnant! Quelques hommes sont dehors, occupés à jaser, entre autres choses, de la nouvelle remorque de monsieur, le tout en fumant une cigarette. Claude et Joanna entrent aussitôt pour préparer le terrain. Pendant que je me fais une beauté dans ma loge, en l’occurrence ma voiture, Johanne et Michel, les hôtes, viennent me saluer ainsi que ma sœur adorée.
Tout est prêt, il ne me reste plus qu’à entrer et faire le spectacle. Wow, c’est fort joli ici! Tout est en bois, avec de belles poutres au plafond. Le salon est grand et bondé. Il y a beaucoup de jeunes, au moins une dizaine, et une vingtaine d’adultes. J’aime bien quand tous les âges sont représentés. Ils sont silencieux. Je m’assoie et je commence avec Beau Hibou. Tiens, ma sœur est venue avec toute sa famille, son mari et ses deux enfants. Johanne a un beau sourire et son mari aussi, ils ont l’air vraiment heureux d’accueillir le spectacle et ça me fait plaisir. Nous ne sommes pas venus de loin pour rien ! Le partage est là. J’aime vraiment cette idée simple de partager mes chansons avec des gens que je ne connais pas dans un contexte aussi intime. Je trouve que c’est humainement réconfortant. Je pense souvent à cette communion pendant le spectacle et ça m’émeut beaucoup mais là, en plus…il y a ma sœur! Ah non…je sens les larmes monter en la voyant m’écouter avec autant d’amour et de respect…je me concentre…il ne faut pas pleurer, je ne pourrai plus chanter. Ce n’est pas à l’artiste de pleurer . Si quelqu’un pleure, ce doit-être le public, pas l’artiste. L’artiste pleure en répétition mais pas en public! En principe du moins! J’ai réussi à revenir à l’ordre sans trop de dégats. Je suis heureuse de les voir là, c’est super. C’est vraiment des beaux moments. Il y a cette jolie fille à côté de ma sœur, je ne la connais pas mais elle chante parfois avec moi. J’aime ça.
Les jeunes sont super attentifs je n’en reviens pas. Je demande aux filles de Johanne de chanter avec moi la dernière chanson Dénouer le nous, comme sur les vidéos. Elles l’ont faite et elles ont même frappé dans leurs mains ainsi les autres! J’ai droit à des cadeaux ; un bouquet de fleurs et…..et oui, une bouteille de Poire William avec la poire dedans, en l’honneur de ma chanson Monsieur William !! Super! Évidemment, je suis bien heureuse!
Après le spectacle, Claude et Joanna ne perdent pas de temps pour tout ranger dans la voiture. Ils retournent à Montréal ce soir et ne veulent partir trop tard. Pour ma part, je signe des albums et je discute avec le public en sirotant un verre de vin. Je reste à Québec ce soir car je serai à Opération Enfant Soleil demain.
Une autre belle soirée se termine, remplie de belles rencontres! Il ne reste plus qu’un seul spectacle et je ne connais pas encore la date. Je crois que nous ferons des supplémentaires en septembre…pour le plaisir!
À bientôt.
lundi 28 mai 2007
Dimanche le 27 mai, chez les Rivard
Aujourd’hui, nous allons à Ste-Mélanie dans Lanaudière chez les Rivard. C’est exceptionnel pour deux raisons : nous sommes dimanche et en plus, le spectacle est prévu pour 14h00. Le temps est gris, il pleut. Nous sommes tranquilles dans la voiture comme nous le sommes habituellement au retour. C’est assez loin finalement, plus d’une heure et quart. Mais c’est agréable de s’enfoncer tranquillement dans le bois. Tout est calme et nous aussi. Les joies de la campagne, un autre rythme. Monsieur Rivard, Léon de son prénom, est artiste peintre et auteur. Il y a quelques semaines, il m’a fait parvenir son ouvrage, un livre alliant arts visuels et pensées. C’est un bon livre pour moi car je peux en lire quelques pages à la fois, présentement, je n’ai pas beaucoup de temps pour la lecture.Le lieu est très beau. Une grande terre avec une grange, un jardin parsemé de sculptures de Léon Rivard et de sa femme Danielle, également artiste visuelle, et la maison des hôtes. La scène est installée dans la galerie où M. Rivard donne ses cours et expose ses œuvres, et celles de ses élèves. Les murs sont couverts de lattes de bois et le plancher est lui aussi en bois, c’est très beau. Le public est installé en demi-cercle devant moi. À mon entrée, ils sont tous assis tranquilles et déjà dans un état d’écoute. Plusieurs d’entre-eux prennent des cours de peinture ici, ils sont tous amateurs d’art et ça se sens. J’aime beaucoup les arts visuels, avant, je peignais régulièrement, ça reviendra sans doute. Je regarde les toiles pendant que je chante et ça m’inspire. Je vois très bien le paysage aussi parce que de grandes fenêtres font face à la scène. L’ambiance est super. J’avais un peu peur que ma voix soit fatiguée et pas assez réchauffée mais au contraire, elle était en pleine forme. Joanna et moi tenons compte de notre discussions d’hier sur les améliorations à faire ajustant ici et là des petites choses. Vers la fin du spectacle, je mentionne mes impressions sur les toiles accrochées au mur, Léon Rivard me répond spontanément : 'elles sont maintenant accrochées à toi !' Belle répartie!
Je suis contente du spectacle et le public a lui aussi l'air heureux. Mission accomplie. Après le spectacle, un verre de vin, signature d’albums et partage de beaux commentaires sur ma musique et mon spectacle. Le public est très généreux avec moi et c’est agréable. Ensuite, Danielle, l'hôtesse, m’invite à faire le tour du propriétaire. Tout est objet d’art dans cette maison, meubles et accessoires, il y a beaucoup de lumière, c’est chaleureux et accueillant. Ils m’invitent à revenir donner un autre spectacle à l’automne…on ne sait jamais. Comme c’était vraiment agréable, c’est possible. En plus des belles rencontres, je suis partie avec un livre des toiles de Léon Rivard et Joanna, une affiche.
Il ne reste plus que 2 spectacles de cette magnifique tournée!
Samedi le 26 mai, chez les Veilleux
Direction St-Simon, tout près de St Hyacinthe. La température est tout simplement idéale, ensoleillée et temps est sec. La route est belle et nous sommes encore plus fous qu’hier. C’est de bon augure pour le spectacle car l’énergie est à la fête. J’ai un bon feeling. Sur sa lettre, M. Veilleux avait dit ne pas me connaître mais avoir vraiment envie de vivre l’expérience chez lui avec ses amis. Il m’a tout de suite fait bonne impression, probablement à cause de son ton simple, direct et enjoué. La maison est située dans un rang entourée de cultivateurs et de champs cultivés. Je n’ai cependant pas remarqué les différentes cultures. Ce soir, Sylvie, mon agente de tournée, vient voir le spectacle. C’est elle qui communique avec les hôtes et organise le tout. Je suis à la fois contente et un peu nerveuse de la savoir présente. J’espère qu’elle aimera l’expérience puisqu’elle est, en quelque sorte, la porte-parole du spectacle. Je ne voudrais pas la décevoir!Nous y sommes, une jolie petite maison verte où vient nous accueillir Martin, l’hôte et le propriétaire de la demeure. Il est charmant. Il guide l’équipe vers le salon et moi, je reste dans la voiture pour terminer mon maquillage et relaxer un peu avant le show. Martin revient pour me tenir compagnie et me raconter une petite tranche de vie. Technicien en agriculture, c’est un écologiste engagé. Il y a quelques temps, lui et un ami, ont marché tout le long de la rivière Yamaska pour sensibiliser les Maskoutains au péril de cette rivière fortement polluée. Ils ont marché une semaine. J’adore ce genre de projet.
Le salon des Veilleux est assez petit et il donne sur la cuisine où il y a aussi des spectateurs. Tout est super : le public est entassé exactement comme je l’aime, l’acoustique est bonne et la première chanson nous plonge immédiatement au cœur de mon univers. Le public, de tout âge, est attentif, allumé et complètement avec nous. Ils nous soutiennent avec leur regard ouvert sur nous et leur écoute formidable. Je me sens privilégiée d’être écoutée et entendue de la sorte. Nous sommes tous sur la même longueur d’onde et plus le spectacle avance et plus nos liens se consolident. Je n’avais pas tord d’avoir un bon feeling! Le courant passe et nous avons du plaisir.
Après le spectacle, signature d’album et gâteau d’anniversaire pour un ami invité. Martin m’offre un dessin plastifié avec un beau merci Brigitte, une feuille signée par tous pour me remercier, des produits nettoyants biodégradables, un pot de confiture maison et pour couronner le tout, un lilas. Offrir un arbre à quelqu’un, je trouve ça vraiment super parce que c’est un souvenir vivant qui grandit avec le temps. Encore une soirée pleine d’humanité! Sur la route, Joanna et moi faisons un retour sur le spectacle, notant ici et là des améliorations à apporter.
Vendredi le 25 mai, chez les Rocheleau
Aujourd’hui, il fait chaud. Une vraie journée d’été humide et nuageuse. C’est vendredi et nous allons à Trois-Rivières. Surtout, s’assurer de ne pas partir trop tard à cause du trafic du vendredi. Ce soir, Vincent, mon gérant, n’est pas là alors il faut arriver un peu plus tôt pour s’installer et rencontrer les hôtes. La voiture est bondée d’instruments de musique et du décor. Dans la voiture, on est fou. Claude, notre cinéaste, est déchaîné! Sur la route, il vente et on s’imagine entrer dans une tornade où la voiture s’envolerait dans le vent et toutes sortes de stupidités qui ne se mentionnent pas en public! La pluie se met à tomber. Le paysage est très beau avec le vent qui agite le blé des champs. Il semble provoquer une drôle de fumée blanche au-dessus du sol, à moins que ce ne soit la pluie! La voiture roule à vive allure sur la 40 Est en direction de Trois-Rivières.Arrivés là-bas, Joanna et Claude installent la scène et les instruments. C’est Monsieur Rocheleau qui nous a invités mais nous sommes chez les Poirier, les beaux-parents qui habitent juste en dessous. On nous dit que tout est organisé pour jouer dehors. Dehors? On nous assure que l’entente avait été prise avec Sylvie, l’agente de tournée. Bizarre, nous n’étions pas au courant mais… si c’était prévu comme tel, d’accord. La scène est installée sur le balcon en arrière de la maison, elle fait face au fleuve.
Pendant ce temps, j’attends dans la rue et ma curiosité est piquée quand j’aperçois un mini Patrick Normand assis sur la banquette arrière d’une voiture. Je m’approche et je vois aussi Céline, René et Jean-Pierre Ferland. Au moment même où j’ai le visage bien collé à la vitre arrière, un homme s’approche de la voiture, c’est le propriétaire et le créateur de ces minis personnages hyperréalistes, il s’appelle Marcel Goudreau. Il me dit aller chez son ami où ils reçoivent ce soir un spectacle, il en profite pour apporter son travail. Je me présente : je suis la chanteuse du spectacle de ce soir. En plus d’être caricaturiste, il est également violoniste. Excellent, il y aura des musiciens dans l’assistance ce soir!
Étonnée de constater que l’on joue dehors, je m’installe. J’ai quelques craintes quant à l’acoustique. Le paysage devant moi est vaste et le public éloigné. Je commence donc ma première pièce en ayant des inquiétudes dans la tête…rien de pire…je me perds au début et je décide d’arrêter. Je demande au public de s’approcher et je me rassure en leur demandant s’ils entendent bien. Après cette mise au point, je suis prête à commencer pour de bon. Je vois le fleuve devant moi et c’est très beau. Malgré quelques distractions comme des voitures qui passent, le spectacle se déroule bien. Ils sont une trentaine et ils ont l’air à apprécier et moi aussi. Dehors, c’est très différent d’un salon. L’atmosphère y est tout autre et c’est plus difficile pour Joanna et moi. Aussitôt lancé, le son se perd et ne revient pas vers nous, il est donc difficile de s’entendre soi-même et aussi de bien entendre son partenaire musicien. En contre partie, c’est vraiment beau et les éléments comme le vent me donnent des sensations agréables. Après le spectacle, j’ai essayé le violon de M. Goudreau et il a aussi joué des gigues Irlandaises accompagné de Joanna aux percussions. Nous sommes restés longtemps à discuter avec les amis invités. Le public a aimé le spectacle et j’étais contente. Nous avons visité la magnifique maison ancestrale et nous sommes allés sur le patio qui surplombe le fleuve avec ses escaliers qui descendent jusqu’à la grève. Magnifique! Nos hôtes sont tellement gentils et accueillants qu’ils nous invitent même à revenir avec nos enfants pour une baignade en été. Nous avons quitté assez tard. Nous étions tranquilles sur le chemin du retour.
mardi 22 mai 2007
Samedi le 19 mai, chez les Poirier

Nous voici maintenant à St-Jean sur le Richelieu. J’attends dans ma voiture pendant qu’on prépare le salon parce qu’il fait trop froid pour attendre dehors. Jocelyn, l’hôte de la soirée, vient me rejoindre dans la voiture, avec une coupe de vin qui m’est dédiée. Il trouve que je fais pitié d’être assise-là, toute seule dans la voiture! Je lui explique que je préfère entrer à la dernière minute et commencer directement comme pour un spectacle en salle. La voiture, c’est ma loge! Je lui assure que je resterai après mon spectacle pour discuter avec plaisir. Soulagé, il retourne à ses invités pendant que je sirote mon verre de vin. Quand tout est bien installé, mon petit décor, les percussions, ma guitare etc., le public bien assis, Claude vient me chercher. J’entre doucement et je découvre le lieu. C’est superbe : un très grand salon double avec salle à manger. Le plancher et les murs sont en bois et de très belles toiles sont accrochés aux murs. Il y en a d’ailleurs une très grande qui nous sert de toile de fond. Elle est assez sombre, dans les teintes de bleus foncées et une personne si trouve, un peu défiguré. Ça me fait penser au cri de Munch. C’est un peu plus sombre que mon univers mais avec le jaune de mon tapis et de ma lampe, ça balance le tout avec perfection. Je rejoins Joanna, je m’installe, regarde le public un court instant et je commence la première pièce. L’ambiance est super. Le public est dispersé dans la pièce et ils sont un peu dans la pénombre alors ça crée une intimité agréable. C’est inspirant. Le son est vraiment bien, on dirait un studio. Le public est attentif, il est tout avec moi.
Je remarque qu’habituellement, au fur et à mesure que le spectacle avance, les gens me découvre et commence à s’attacher à moi et à mon univers et ça se sent. Je les vois être avec moi de plus en plus impliqués et ça me pousse à aller plus loin avec eux. C’est un échange réel, sans barrière. Une communication directe. Parfois, pendant le spectacle, je me dis : c’est pour cette raison, exactement pour cette qualité de communication que je chante, c’est simple et complexe à la fois. Chacun fait ce métier pour des raisons différentes, je le fais pour partager mon expérience humaine à travers la musique. C’est beaucoup d’énergie mais ça vaut la peine.
J’ai eu de très beaux moments ce soir-là. Je ne pourrais pas dire exactement que telle ou telle pièce était meilleure mais il y avait des petits moments de partages uniques ici et là. Après le spectacle, j’ai pris un verre avec le public. J’ai appris que Jocelyn m’avait découverte à la soirée Toutes les Filles (c’est une tournée d’auteures compositrices interprètes qui se promène à travers le Québec), ce soir-là , 28 mars 2007, je partageais la scène avec Andréa Lindsay, Sylvie Paquette et Stéphanie Lapointe. Il avait acheté mon disque à cette occasion.
Je rencontre des gens fabuleux, je vis des moments uniques en leur compagnie et je suis entourée de 3 amis absolument formidables : Vincent, mon gérant, Claude, mon metteur en scène et cinéaste et Joanna, ma percussionniste. Si ces 3 personnes n’y étaient pas, je n’y serais pas non plus. Ils travaillent très fort pour que les spectacles soient bons, ils me traitent aux p’tits oignons… ils sont très hot! J’ai déjà hâte à vendredi prochain!!
Je remarque qu’habituellement, au fur et à mesure que le spectacle avance, les gens me découvre et commence à s’attacher à moi et à mon univers et ça se sent. Je les vois être avec moi de plus en plus impliqués et ça me pousse à aller plus loin avec eux. C’est un échange réel, sans barrière. Une communication directe. Parfois, pendant le spectacle, je me dis : c’est pour cette raison, exactement pour cette qualité de communication que je chante, c’est simple et complexe à la fois. Chacun fait ce métier pour des raisons différentes, je le fais pour partager mon expérience humaine à travers la musique. C’est beaucoup d’énergie mais ça vaut la peine.
J’ai eu de très beaux moments ce soir-là. Je ne pourrais pas dire exactement que telle ou telle pièce était meilleure mais il y avait des petits moments de partages uniques ici et là. Après le spectacle, j’ai pris un verre avec le public. J’ai appris que Jocelyn m’avait découverte à la soirée Toutes les Filles (c’est une tournée d’auteures compositrices interprètes qui se promène à travers le Québec), ce soir-là , 28 mars 2007, je partageais la scène avec Andréa Lindsay, Sylvie Paquette et Stéphanie Lapointe. Il avait acheté mon disque à cette occasion.
Je rencontre des gens fabuleux, je vis des moments uniques en leur compagnie et je suis entourée de 3 amis absolument formidables : Vincent, mon gérant, Claude, mon metteur en scène et cinéaste et Joanna, ma percussionniste. Si ces 3 personnes n’y étaient pas, je n’y serais pas non plus. Ils travaillent très fort pour que les spectacles soient bons, ils me traitent aux p’tits oignons… ils sont très hot! J’ai déjà hâte à vendredi prochain!!
Vendredi le 18 mai, chez Les Pivin
Un appartement typiquement Montréalais situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Après quelques jours de pluie, une heure à peine avant d’être dans le salon des Pivin, le soleil s’est pointé… pur bonheur.J’ai été accueillie dans un tout petit salon, très joli, parfaitement intime et chaleureux, bondé de toute la famille Pivin et Lévys! Tout près de 20 personnes. Parfait! Carole, l’hôtesse, était rayonnante et vraiment heureuse d’avoir le spectacle chez elle. Elle connaissait toutes mes chansons par cœur et chantait parfois avec moi, ce qui me touchait énormément. La pénombre est arrivée pendant le spectacle et le salon baignait dans une atmosphère enveloppante, douce et délicieuse. Carole a été la première à s’inscrire, le jour même où j’avais annoncé le projet pour la première fois. Sa lettre était vibrante de vérité. Elle me disait entre autre qu’elle aimerait que je vienne aussi pour toucher son adolescente de fille. J’ai donc aussi chanté pour Adèle (quel joli nom), une jeune fille rayonnante et allumée. Ce soir-là, j’ai ajouté la chanson Souris-moi, seule à la guitare, pour la première fois. J’étais contente. Après, nous avons pris un verre ensemble, signé des albums et parlé pour parler!! J’ai eu droit à un petit cadeau en partant, un bouquet et une excellente bouteille de vin. Je suis choyée. En route vers la maison, je me suis dis : quelle chance j’ai de me retrouver chez des inconnus et de repartir avec une expérience commune qui nous appartient à tous. Créer un lien particulier et totalement unique avec le public. C’est exigeant mais très gratifiant.
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